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Les
Chaussures |
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Les Hébreux portaient des sandales et, à la guerre, des souliers
garnis de fer ; leurs femmes, des chaussures bleues ornées de
clochettes. Les sandales des prêtres égyptiens étaient en feuilles
de palmier ou de papyrus. |
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La crépide des Grecs ne couvrait que le côté du pied. Telle était
aussi la solea des Romains. Chez ces derniers, on portait avec la
toge le calceus, brodequin qui, pour les praticiens, était rouge et
orné d'un croissant d'argent ou luna ; le mulleus, bottine rouge à
broderie d'or, était la chaussure des empereurs ; la caliga, soulier
garni de clous, était la chaussure des soldats ; les sculponae, à
semelle de bois, et les carbatinae en peau de boeuf crue, celles des
paysans. Le pero, en peau non tannée et garnie de poils était la
chaussure des pâtres. Le cothurne, haut brodequin, servait, en Grèce
et à Rome, aux chasseurs et acteurs tragiques. Avant de se mettre à
table, les anciens se déchaussaient. Les chefs francs avaient des
brodequins lacés terminés en pointe. Dès le VIème siècle, les nobles
portaient d'élégants souliers en peau tannée teinte et ornés de
perles. |
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Les sabots, ou chaussures de bois, étaient très répandus au IXème
siècle. Au XIIè siècle, nobles et vilains des deux sexes portaient
les bottes de fatigue, les housseaux. |
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De 1390 à 1440, ce fut la mode des souliers dits à la poulaine,
terminés par une pointe qui s'allongea tellement vers 1420, qu'on
dut l'attacher à la jambe par une chaîne d'argent ou d'or. Un grelot
terminait souvent cette pointe. A la fin du XVè siècle, la chaussure
s'élargit démesurément. Du temps de François 1er, on portait des
souliers étroits, à bouffette sur le cou-de-pied. Les bottes,
qu'Henri IV fit adopter, s'évasaient à mi-jambe sous Louis XIII et
disparurent après la Fronde. La révolution les ramena. Les souliers
de cour, carrés sous Louis XIV, pointus sous Louis XV, prirent au
XVIIè siècle les talons rouges qu'ils conservèrent durant le XVIIIè
siècle. Sous Louis XVI, les boucles remplacèrent les rubans.
Le Directoire vit le soulier découvert et la botte à revers jaunes.
Le Premier Empire, des souliers légers et la demi-botte ornée d'un
gland. La botte se porta ensuite sous le pantalon. |
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(Extrait de "Technologie et Analyse
des principaux produits commerçables" par Marcel Spreutels) |
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