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Version féminine du costume masculin,
le tailleur
est constitué également d'une veste assortie d'une jupe ou d'un
pantalon. Avant de devenir le familier des modes vestimentaires du
XXème siècle,
le tailleur s'est
imposé progressivement : sous l'influence des sports équestres, les
femmes adoptent au XVIIème siècle l'ancêtre du tailleur, la
hongreline, sorte de veste à basques longues agrafée sur le devant
et serrée à la taille. Au XVIIIème siècle, les dames bourgeoises
portent à leur tour le casaquin ou caraco, inspiré de la redingote
masculine.
Les origines
du tailleur (qui
remonte aux années 1880) sont attribuées à un Anglais, Redfern, qui
aurait désiré donner à la veste et à la jupe une allure typiquement
masculine. Au XIXème siècle, trois grands facteurs expliquent la
diffusion
du tailleur :
l'urbanisation croissante, les revendications féministes et la
pratique du sport. Jusqu'au début du XXème siècle,
le tailleur
reste malgré tout le "parent pauvre" de la mode couture. Son style
sobre et son aspect cravaté et guindé disparaîtront peu à peu pour
laisser place à la fantaisie et à l'imagination de créateurs comme
Paquin et Poiret.
Au début strictement réservé aux sports et aux voyages,
le
tailleur devient aussi un vêtement du soir. Durant
les années 1910, ce symbole de l'émancipation féminine est avant
tout associé aux métiers urbains.
La Première Guerre mondiale et les années 1920 donnent enfin au
tailleur
ses lettres de noblesse. Chanel, Patou et Lanvin en font un
classique. Durant les années 1930 et 1940, il devient l'expression
des milieux conservateurs et puritains. La Seconde Guerre mondiale
marquera le "retour en force"
du tailleur
qui s'insère dans le milieu élitiste de la Haute Couture et devient
le "comble " de l'élégance. En 1947, Christian Dior lance le fameux
tailleur
Bar, fer de lance du New Look : sa veste est galbée, ses épaules
arrondies et sa jupe rallongée et très ample.
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